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Illustration pour le journal Cqfd

Création d’un collage/illustration A4 pour l’article sur « Le Portugal face à son passé colonial » pour le dernier CQFD Mensuel  n°191 en kiosque depuis le 05 octobre 2020.


Pendant des siècles, le Portugal s’est rêvé comme plus humain et moins raciste que les autres puissances coloniales. À l’heure où l’extrême droite s’y réveille, le mythe vole en éclats.

« En Angola, j’en ai tué plusieurs des comme lui. » Ces mots glaçants ont été proférés par Evaristo Marinho, un retraité de 76 ans, avant d’entrer en prison. L’après-midi du 25 juillet dernier, en pleine rue à Lisbonne, il abat tait de quatre balles Bruno Candé, un acteur noir de 39 ans originaire de Guinée-Bissau – une ancienne colonie portugaise. Quelques jours avant son assassinat, Evaristo Marinho l’avait déjà menacé : « J’ai baisé ta mère et toutes ces Noires de merde […]. J’ai une arme de l’Outre-mer

Deux semaines après cet ignoble crime raciste, une douzaine de fascistes rassemblés sous l’étiquette « Résistance nationale » se la jouaient Ku Klux Klan en paradant de nuit devant les locaux de SOS Racismo, avec masques blancs et torches à la main. Les nazillons manifestant « contre le racisme anti-national » et « en hommage aux policiers morts en service » venaient d’envoyer à deux députées noires et à des militants des luttes antiracistes des lettres de menaces de mort leur intimant de « sortir du territoire national ».

Alors qu’aux élections européennes de mai 2019, toute la gauche se pâmait devant le faible score de l’extrême droite lusita nienne (0,49 %), le Portugal serait-il en train de sombrer soudainement dans le racisme ?

La suite de l’article :
cqfd-journal.org/Le-Portugal-face-a-son-passe

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